Marcel Le Hir: quand la miséricorde relève

L’Église catholique vit cette année un jubilé particulier : celui de la miséricorde. Le pardon et l’amour de Dieu sont-ils toujours d’actualité ? Pour Marcel Le Hir, la rencontre avec Dieu l’a sauvé de l’alcoolisme dans lequel des années de malheur l’avaient plongé. En ce début d’année de jubilé, il témoigne de la force de la miséricorde, qui lui a apporté la paix intérieure. Un portrait réalisé par Sophie Lebrun. 

Ce matin d’automne 2003, le médecin appelle à la maison de Rennes où je vis avec mes enfants adolescents : « Monsieur Le Hir, si vous n’arrêtez pas l’alcool tout de suite, vous ne passerez pas Noël. » J’ai alors 52 ans, je ne tiens plus debout, je suis tout jaune d’un foie malade. Au fond du trou. Ma femme est morte d’un cancer quelques années auparavant, et je noie mon désespoir face à l’absence et à l’envie de rien.

 

Mes années de misère remontent.  Dans les baraquements de Vitré, en Ille-et-Vilaine, où nous habitions enfants avec mes six frères et sœurs et mes parents, nous étions des exclus…

Lire la suite sur www.lavie.fr

Isabelle Rizzo :  » Faire grandir l’enfant en humanité »

Témoignage – pour le bicentenaire de la famille salésienne, Isabelle Rizzo raconte son engagement en tant que professeur dans un établissement qui fait perdurer l’approche pédagogique de Don Bosco. Interview par Sophie Lebrun.
Plongée dans la pédagogie salésienne, cette animatrice en pastorale scolaire découvre chaque jour comment le regard bienveillant d’un adulte sur un enfant peut changer sa vie.

Mon premier jour de classe, je suis arrivée à l’établissement scolaire Sévigné de Marseille un peu tremblante. Je n’avais jamais enseigné, je ne connaissais pas la pédagogie salésienne, je n’avais dans mon cartable qu’une trousse et un cahier vierge… mais la certitude que Dieu était avec moi. Ma première leçon a été de faire confiance au directeur qui m’avait appelé à le rejoindre. Très vite, je me suis sentie chez moi auprès de ces enfants des quartiers nord de la ville. Certains sont issus de familles ouvrières, comme moi. La mixité sociale est très présente dans l’école. Ces jeunes sont chrétiens ou musulmans, mais la plupart ont encore tout à apprendre dans le domaine de l’histoire des religions.
Lire l’article sur La Vie.